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mercredi 23 mai 2012

Des livres et des séries...

Un bail que j'ai délaissé ce blog. Les difficultés du quotidien, une remise en question de mes aptitudes, le flou et les incertitudes du présent et de l'avenir m'ont ôté l'envie de m'investir ces derniers mois. Alors aujourd'hui que j'ai un peu envie d'évoquer les livres et les séries qui m'ont marquée dernièrement, profitons en.

Pour les livres, bizarrement, et pourtant j'en ai lus un certain nombre, ils sont deux seulement à sortir du lot, les autres, je les ai oubliés. Et encore plus étonnant, pour une fois, il s'agit de livres de la littérature française contemporaine (je suis plutôt fixée sur la littérature anglo-saxonne) qui m'ont procurés un tas d'émotions, m'ont vraiment touchée.

Il y a d'abord "Un roman français" de Frédéric Beigbeder. En tant qu'écrivain, je le trouve super, j'aime son style, même - et surtout - quand c'est too much, son humour, son cynisme, mais aussi ici la gravité, la nostalgie, et je trouve même qu'il arrive à instiller de la beauté et de l'amour dans son discours.



4ème de couverture, éditions Grasset :
"« C’est l’histoire d’une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres. C’est l’histoire d’un homme devenu un jouisseur pour se venger d’être quitté, d’un père cynique parce que son cœur était brisé. C’est l’histoire d’un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d’un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C’est l’histoire d’un garçon mélancolique parce qu’il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l’échec de leur mariage. C’est l’histoire d’un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu’il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. C’est l’histoire d’une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j’ai vécue : un roman français. » F.B.

Et puis il y a celui qui a serré ma gorge, étreint mon coeur et m'a fait chialer comme une madeleine. C'est "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan.



Fiche du livre des éditions JC Lattès : 

"« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. 
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force."


J'ajouterai peut-être un troisième livre, "Apocalypse Bébé" de Virginie Despentes, dont je n'avais rien lu jusque là, par peur du trash pour le trash, mais j'ai été agréablement surprise, intéressant, plutôt bien écrit, haletant parfois même, et pas si trash en fait.
4ème de couverture, éditions Grasset : 
"Valentine disparue... Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée... Les différents personnages se croisent sans forcément se recontrer, et finissent par composer, sur ton ton tendre et puissant, le portrait d'une époque."



Maintenant, un petit point sur les séries TV. Les plus intéressantes vues sont : 

Games of Thrones la saison 2, encore en cours : intrigues intrigantes, images magnifiques et dépaysantes, force des personnages,  mais surtout hyperviolence dans cette deuxième saison.
The Killing saisons 1, numéro 2 en cours : atmosphère oppressante à souhait, excellent duo de policiers Linden/Holder, galerie de personnages secondaires très bien écrits et enquête palpitante. Je n'ai pas vu l'original suédois synospis allocine : "Trois histoires distinctes mènent au même meurtre. Les détectives chargés de l'enquête, souvent en désaccord, accumulent les pistes et les suspects. Les répercussions sur leurs vies personnelles et celles des politiciens de Seattle liés à l'affaire sont nombreuses, parfois dramatiques. Alors qu'ils croient tous avoir enterré les erreurs de leur passé et enfouient leurs secrets, tout remonte à la surface..."
Revenge : entre soap et drama, mais rondement mené. Synopsis allocine : "Une jeune femme retourne vivre dans les Hamptons où elle a grandi sous le pseudonyme d'Emily Thorne, avec pour objectif de détruire ceux qui ont brisé son enfance et gâché la vie de son père. Elle est prête à tout pour le venger..."
Dexter saison 6 : Ce bon vieux Dex'
Damages saison 4, bien meilleure que la 3 à mon avis.
Downton Abbey : saison 2 : de mieux en mieux

Touch : saison 1 en cours, Kiefer Sutherland en forme, générique hypnotisant, propos manichéen mais intéressant, plaisant. synopsis allocine :  "Martin Bohm, père célibataire veuf, est hanté par son incapacité à communiquer avec son fils de 11 ans, très perturbé depuis la mort de sa mère. Mais tout change le jour où il découvre que celui-ci est un petit génie, qui voit ce que personne d'autre ne remarque et qui est capable de connecter entre eux deux évènements qui semblent ne rien avoir en commun à la base..."

Dernière saison des Desperate Housewives : ben c'était la dernière quoi !

The Good Wife saison 3 : toujours que du bon !
Suits : bonne petite série estivale, saison 2 démarre en juin : des avocats (ou pseudo avocats), du palpitant, de l'humour et du glam. Synopsis allocine : "Avocat très ambitieux d'une grosse firme de Manhattan, Harvey Specter a besoin de quelqu'un pour l'épauler. Son choix se porte sur Mike Ross, un jeune homme très brillant mais sans diplôme, doté d'un talent certain et d'une mémoire photographique très précieuse. Ensemble, ils forment une équipe gagnante, prête à relever tous les défis. Mike devra cependant user de toutes les ruses pour maintenir sa place sans que personne ne découvre qu'il n'a jamais passé l'examen du barreau."
Awkward : série adolescente assez barrée, très fraîche ! saison 2 à venir. synospsis allocine : "Une adolescente de 15 ans gagne une certaine notoriété suite à un quiproquo. Elle devient pour ses camarades de classe la fille qui a tenté de mettre fin à ses jours, alors qu’il s’agissait d’un regrettable accident."
Smash : sympa, belles images et beau spectacle (chouette premier épisode) mais scénario un peu mou. Synopsis allocine : "Des artistes new yorkais aux égos parfois surdimensionnés, qu'ils soient compositeurs, paroliers, chanteurs, chorégraphes, s'unissent pour créer un spectacle musical à Broadway basé sur la vie de Marilyn Monroe. L'occasion de découvrir la mise en place et les coulisses d'un événement d'une telle ampleur, entre une productrice peu commode, une phase de castings compliquée où tous les coups sont permis, des répétitions harassantes... le parcours du combattant commence !"
Sinon, un poil déçue par la saison 3 de The vampire diaries, et encore plus par Alcatraz, j'ai même pas vu la fin.

Quelques jours plus tard...Je m'aperçois que j'ai fait un gros oubli dans ma récap., une série excellente avec Claire Danes et Damian Lewis, il s'agit de Homeland, vraiment haletante et finement jouée. Synopsis allociné :  "Huit ans après la disparition de deux soldats américains lors de l'invasion de Bagdad, l'un d'entre eux réapparaît, seul survivant alors que tout le monde le pensait mort depuis longtemps. Rapatrié aux États-Unis, il est accueilli chaleureusement par sa famille, ses amis et le gouvernement. Seule contre tous, l'agent de la CIA Carrie Mathison, qui a passé plusieurs années en Afghanistan, est persuadée que le héros est en réalité devenu un espion à la solde de l'ennemi, préparant la prochaine attaque terroriste sur le sol américain. Sans réelle preuve et montrée du doigt suite à un incident diplomatique qu'elle a déclenché quelques mois plus tôt, Carrie va devoir se battre pour prouver que ce qu'elle avance est la réalité..."

Ben voilà pour mon récap. hein ?

mercredi 6 juillet 2011

Le roman de l'été - Nicolas Fargues


Un roman, qui sous ses dehors de drôlerie et de légèreté, aborde plusieurs thèmes/problématiques de notre société française : politique, écologie, immigration/racisme, mais aussi vie en société (la bourgeoisie, le fin fond de la France, la banlieue), vie de couple, vieillissement, être/paraître...Avec en prime des dialogues ciselés et actuels, doublés de réflexions très incisives.

vendredi 22 avril 2011

Savemore - Sean Doolittle


Une petite lecture sympa. Je mets la critique du magazine l'Express (pure fainéantise de ma part, bien sûr). Tout est dit.
"Matthew Worth vient d'une famille où l'on est officier de police depuis quatre générations. Fraîchement divorcé, le héros du premier livre de Sean Doolittle vient d'être rétrogradé. Le pauvre paye le prix fort pour avoir frappé un collègue de la brigade criminelle qui a eu la mauvaise idée de le remplacer dans le coeur de son ex-femme. Affecté à la surveillance d'un supermarché SaveMore, Worth en profite pour ranger les courses dans les sacs et accompagner les clients jusqu'à leur voiture. Il ne lui a pas fallu longtemps pour en pincer pour l'une des caissières, Gwen Muller, qui travaille là afin de financer sa formation d'infirmière. Or Gwen se trouve affublée d'un petit ami du genre cogneur. Cette fois, la belle a décidé de lui rendre la monnaie de sa pièce. Et l'a frappé à mort avec une lampe de poche alors qu'il dormait... Worth accepte de s'occuper du corps, de nettoyer son appartement et de faire disparaître sa voiture. Sans se douter qu'il met le doigt dans un terrible engrenage... Les situations imprévues donnent décidément d'épatants polars ! Parfaitement mené, SaveMore est un de ces romans noirs que l'on dévore d'une traite. "

vendredi 19 novembre 2010

Water Music - TC Boyle



J'y faisais allusion dans le billet précédent, alors autant en parler tout de suite. Ce roman est un pur bonheur ! Je crois que je ne m'étais jamais autant enthousiasmée pour une lecture auparavant. Je l'ai lu un peu avant ou un peu après la naissance de Mahel, je ne sais plus, et ce roman est gros, mais en deux jours il était terminé, sniff. Et pourtant, l'aventure n'est pas forcément ma tasse de thé, mais celui là ce n'est pas que de l'aventure, il y a de tout dedans et il est jubilatoire. Tiens, il faudrait que je l'achète pour l'avoir dans ma bibliothèque et pouvoir le relire.

Le mot de l'éditeur :
"Le XVIIIe siècle expire, dans les convulsions que l'on sait. Tandis que Paris se fatigue de la guillotine, que Londres continue à se saouler au gin, l'explorateur écossais Mungo Park découvre le royaume de Ségou, en Afrique, où la folie humaine s'exprime encore avec une simplicité biblique. De retour au pays, il redécouvre un monde - le sien, mais il l'avait un peu oublié - où le progrès est en train de se faire les dents. Aveuglément, cruauté, extravagance sont mieux que jamais au rendez-vous, cependant que la marionnette humaine gigote bravement et tente, bien en vain, d'éviter les mauvais coups.

Pour les inconditionnels de T.C. Boyle (Prix médicis/Etranger, 1997), Water Music (1981) fait un peu figure de livre-fétiche. L'auteur y a mis, outre son désir de provoquer notre époque, cette ambition parfaitement folle : rassembler en un même creuset toutes les formes de fiction où le génie anglo-saxon a excellé depuis trois cents ans, du conte libertin en costume d'époque au roman noir américain. La critique, éblouie par le produit de cette alchimie, compara le livre au Cent ans de solitude de Garcia Marquez, au Tom Jones de Fielding... rien de moins. 700 pages dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne sont pas de tout repos."


Là où les tigres sont chez eux - Jean-Marie Blas de Roblès



Le titre est long, le livre aussi, mais il s'avale plutôt bien. De la verve, de la poésie, de l'érudition, du suspense, de l'aventure, de la géographie brésilienne, de l'histoire, bref, un cocktail savoureux la plupart du temps, donc enthousiasmant, donc recommandable. Il m'a un peu refait penser à Water Music de TC Boyle, même si pas tout à fait aussi passionnant.

En résumé, d'après l'éditeur Zulma :
"Eléazard von Wogau, héros inquiet de cette incroyable fôret d'histoires, est correspondant de presse au fin fond du Nordeste brésilien. On lui laisse un jour un fascinant manuscrit, biographie inédite d'un célèbre jésuite de l'époque baroque. Commence alors une enquête à travers les savoirs et les fables qui n'est pas sans incidences sur sa vie privée. Comme si l'extraordinaire plongée dans l'univers d'Athanase Kircher se répercutait à travers les aventures croisées d'autres personnages, tels Elaine, archéologue en mission improbable dans la jungle de Mato grosso, Moéma, étudiante à la dérive, ou bien Nelson, jeune gamin infirme des favelas de Pirambu qui hume le plomb fondu de la vengeance"
"Ce roman monstre est constitué de 32 parties, chacune s’ouvrant sur un chapitre de la biographie inédite d’Athanase Kircher et flanqué de plusieurs récits qui s’entrecroisent et se succèdent sans liens apparents, celui d’Elaine en expédition dans la jungle découvrant une tribu vierge du monde depuis des siècles mais qui use du latin dans ses rituels, de Moéma la jeune fille suicidaire livrée à un affabulateur, du gouverneur diabolique de Maranao. Peu à peu, au fil d’aventures palpitantes qui se conjuguent à tous les temps, tandis que la biographie d’Athanase Kircher, le “maître des cents savoirs”, ancêtre de l’égyptologie et de la vulcanologie, inventeur du microscope et de la lanterne magique, géomètre qui calcula les dimensions de l’arche de Noé, de la tour de Babel ou du Temple de Salomon, linguiste polyglotte et astronome, grand voyageur devant l’éternel, se déroule de chapitre en chapitre, se dessine à nos yeux comme à nos esprits la figure impensable, pur joyau baroque, qui relierait fatalement la vie et les savoirs, la vérité et les fables, l’attente et le mystère, comme si l’univers entier – celui d’Eléazar von Wogau –, était en état précipité de big-bang dans ce roman fabuleusement audacieux et drôle."

jeudi 21 octobre 2010

Sukkwan Island - David Vann

Un roman âpre, noir glacial, dérangeant. Il vaut bien le détour...



L'histoire : " Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin."

samedi 31 juillet 2010

Sagas de l'été

Ces deux lectures du mois de juillet m'ont réjouie. La première par les émotions qu'il procure. C'est du mélo oui, mais du mélo fort bien écrit, qui fait sourire et pleurer, espérer et craindre...Peut-être ma meilleure lecture de l'année.
Le deuxième, j'ai surtout aimé pour l'époque qu'il décrit, le moyen âge, et la saga qu'il déroule sur près de 1300 pages. En plus, l'ayant lu pendant mon séjour en Gironde, mes visites de villages & châteaux médiévaux faisaient parfaitement écho à ma lecture. Bon, il y a parfois des redites et des longueurs, mais on ne peut s'empêcher de tourner les pages jusqu'au bout...
Le Chagrin et la Grâce :


Présentation de l'éditeur

Un roman d’une ambition totale, porté par une écriture et une construction virtuoses, qui entremêle voix présentes et événements passés pour déployer, à travers l’odyssée d’un homme en quête désespérée d’identité et de sens, l’épopée flamboyante d’une famille sur cinq générations. Une plongée au cœur des grandes heures de l’histoire des États-Unis, mais aussi le portrait d’une société confrontée au chaos et qui ne cesse de se reconstruire. Présentation du livre

Quand, en avril 1999, son épouse Maureen échappe de justesse au massacre de Columbine, Caelum cherche refuge avec elle dans la ferme de son enfance à Three Rivers, Connecticut. C’est là qu’il découvre des archives familiales insoupçonnées : les lettres de son aïeule, militante abolitionniste, anéantie par la perte de ses fils au front ; les journaux de son arrière-grand-mère, fondatrice de la prison pour femmes du comté, hantée par la descente aux enfers de sa soeur ; des coupures de presse sur les tragédies locales de ces années 60 qui ont vu grandir Caelum aux côtés d’un père alcoolique revenu traumatisé de la guerre de Corée... Au fil de ses recherches, Caelum, stupéfait, voit se recomposer deux siècles d’une histoire familiale pleine de bruit et de fureur, et ressurgir le terrible secret de ses origines...

Pour tenter de comprendre cette infinie colère qui l’habite depuis toujours, Caelum va devoir explorer les recoins les plus obscurs de sa mémoire.

Un Monde Sans Fin


Présentation de l'éditeur
La suite très attendue des Piliers de la terre,
le plus grand succès mondial de Ken Follett.

Ken Follett a conquis le monde avec Les Piliers de la terre (1990), phénoménale saga qui prenait place dans l Angleterre du XIIe siècle, au rythme de la construction d une majestueuse cathédrale gothique. Deux siècles plus tard, autour du même édifice, nous retrouvons les descendants de ces héros, dans la ville fictive de Kingsbridge...

1327. Quatre enfants sont les témoins d une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d Angleterre. Ce jour scellera à jamais leurs destinées...
Gwenda, voleuse espiègle, poursuivra un amour impossible ; Caris, libre et passionnée, qui rêve d être médecin, devra défier l autorité de l Église, et renoncer à celui qu elle aime ; Merthin deviendra un constructeur de génie mais, ne pouvant épouser celle qu il a toujours désirée, rejoindra l Italie pour accomplir son destin d architecte ; Ralph son jeune frère dévoré par l ambition deviendra un noble corrompu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de pouvoir et de vengeance.
Prospérités éphémères, famines, guerres cruelles, ravages féroces de la peste noire... Appuyée sur une documentation historique remarquable, cette fresque épique dépeint avec virtuosité toutes les émotions humaines, à travers un demi-siècle d histoire mouvementée...

mardi 30 mars 2010

Seul le silence - R. J. Ellory



Sur le site des éditions Sonatine, le résumé : "Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée. La première victime d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près. Lorsqu’il comprend que le tueur est toujours à l’œuvre, il n’a d’autre solution pour échapper à ses démons, alors que les cadavres d’enfants se multiplient, que de reprendre une enquête qui le hante afin de démasquer le vrai coupable, dont l’identité ne sera révélée que dans les toutes dernières pages."

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, j'aime les polars et les thrillers. Celui ci est très réussi pour l'histoire bien sûr, mais aussi et surtout pour la qualité de l'écriture, qui nous fait évoluer aux côtés du narrateur et ressentir à travers lui avec une rare intensité. De belles phrases, de belles images, et beaucoup de suspense.

Cela donne envie de lire ses autres livres, mais je ne sais pas s'ils sont traduits : une occasion pour moi de lire en version originale ! J'ai découvert qu'en plus l'auteur avait un blog : très sympa de suivre le quotidien d'un écrivain qui commence a être renommé. A découvrir ici.

jeudi 25 février 2010

Homicide Special - Miles Corwin



Ce n'est pas un roman mais un "documentaire" sur le quotidien de la brigade "Homicide Special" à Los Angeles. Néanmoins, il se lit comme un très bon thriller, et si comme moi, vous aimez Ellroy et Connelly, foncez...

vendredi 8 janvier 2010

La vie en sourdine - David Lodge


Un de mes auteurs britanniques préférés est David Lodge, dont les romans se passent invariablement dans le monde universitaire. Il a toujours une écriture élégante, fluide, rafraîchissante je dirais, bref, un style très agréable et ce que j'aime beaucoup dans ses livres, ce sont ses personnages souvent cocasses et attachants et son sens du comique.
Dans ce roman, le personnage central, universitaire à la retraite, est à la fois doux, cultivé, drôle, lucide, attendrissant, et last but not least, vieillissant et sourd. Le thème principal du livre est en effet le vieillissement et il est traité avec simplicité et justesse et certaines scènes peuvent faire écho à notre vécu telles les vacances dans un "Center Parcs" britannique où les derniers mois de vie d'un parent qui ne peut plus se prendre en charge seul.
Un beau roman doux-amer.

mardi 1 décembre 2009

La consolante - Anna Gavalda

Mon avis :
Mi-figue mi-raisin.
Ce roman est un pavé inégal. Pour ceux qui ont aimé "Ensemble, c'est tout", ils risquent de moins apprécier. Même si on ne s'ennuie pas vraiment en lisant, il y a tout de même des longueurs, et pour ma part, je n'ai pas trop aimé le style des phrases sans sujet : cela a un peu gâché mon plaisir. Je dirais que le démarrage est difficile, car le mal être et le cheminement de Charles vers le deuil m'ont un peu gonflée par moments, mais on s'habitue, on compatit. En revanche, la dernière partie est vraiment chouette à lire.

Il vaut quand même la peine d'être lu, ce bouquin !

Résumé fait par Anna Gavalda herself, sur le site de son éditeur, La Dilettante.
Pendant presque trois ans (mille quatre-vingt-quinze jours), j’ai vécu dans la tête, et le corps, d’un homme qui s’appelle Charles. Charles Balanda. (Parce que le matin où je me suis dit « Allez... J’y vais. Je commence aujourd’hui », nous étions en août 2006 et qu’avant de monter dans ma soupente, j’avais (pour gagner du temps !) feuilleté le journal. On y faisait part du décès d’un homme qui portait ce nom et j’aimais cette idée, de contrarier un peu les Parques... (À ce moment-là, j’ignorais tout de ce Charles (ce qui m’amuse dans l’écriture, c’est de me lire évidemment) et ne savais pas qu’il aurait une peur panique des chevaux, (j’étais loin d’imaginer qu’il en croiserait...), or il se trouve que Balanda (cela je le savais, Galoubet etc.) est un nom célèbre dans le milieu hippique. Bah...Nobody’s perfect...) (Beaucoup de parenthèses et un(e) prière d’insérer qui part déjà dans tous les sens, tant pis pour l’éditeur...))Au début de l’histoire, ce Charles, mon Charles, 47 ans, apprend la mort de la mère d’un de ses amis d’enfance et perd complètement les péd... les étriers. Comme c’est un garçon cartésien (architecte et ingénieur), il prend sur lui et fait de grands efforts pour se remettre en selle. En vain. Bien des chapitres plus tard, sa sœur, inquiète, lui demandera :

- Hé… Tu ne serais pas en train de nous préparer une petite crise de la cinquantaine, toi ? La midlife crisis, comme ils disent…

- Tu crois ?- Mais ça m’en a tout l’air…- Quelle horreur. J’aurais aimé être plus original… Je crois que je me déçois un peu, réussit-il à plaisanter. Non, Charles, je vous rassure. Ce n’est pas ça. Enfin, ce n’est pas ce que j’ai voulu... Je n’aurai pas le culot d’affirmer que vous êtes, que nous sommes tous les deux, « plus originaux », mais la crise de la cinquantaine n’était pas du tout mon propos. Ce que je voulais, c’était vous choper un matin à la descente d’un avion, vous tabasser, vous rouer de coups jusqu’à ce que vous soyez à terre, et vous le serez,souvenez-vous, sur le boulevard de Port-Royal, à terre et couvert de sang, pour ensuite vous aider à vous relever en vous tendant... d’autres rênes...Voilà qui n’est pas tellement plus original, je le concède, mais ce qui « bouge encore » à l’heure de ma prière, ce sont les deux femmes qui encadrent votre chute. Celle qui vous a désarçonné, qui s’appelle Anouk, qui était très gaie, mais qui donne à ce texte un petit goût triste et amer. Et l’autre, her name is Kate, qui va vous aider à virer les éperons, et qui –en nous racontant des choses affreuses, en nous prenant à la gorge le temps de sa confession–changera la lumière. La lumière, le ton, l’écriture, et même la typographie de cette histoire. Tout devient plus léger, plus souple, plus... incliné. Donc vous voyez, c’est vous qui m’avez obsédée, mais ce n’est pas vous le héros. Ce sont elles. Vous étiez là pour les servir. Et si nous les avons tant aimées, vous et moi, c’est parce qu’elles sont, chacune à leur manière, absolues, absolument généreuses. Encore des bons sentiments, on va dire...Oui. Pardon. À défaut de faire de la bonne littérature, les gens généreux font de beaux personnages. Je dis pardon mais n’en pense rien. À la page 478, Kate m’a déjà graciée : « ... il ne faut pas croire à la bonté des gens généreux. En réalité ce sont les plus égoïstes... »Et puis il y a les enfants aussi...Je voulais un livre avec des enfants qui soient vivants à l’intérieur. Et là, ce mercredi 6 février 2008, à l’heure où je m’insère comme je peux en comptant mes abattis, je me souviens qu’ils y sont, ces enfants, et, rien que pour eux,je suis bien heureuse de l’avoir écrit...Deux femmes, un homme qui va boitillant de l’une à l’autre et plein de gamins tout autour. Voilà pour La Consolante.

  • A.G.


mercredi 7 octobre 2009

La fin des mystères - Scarlett Thomas

Que dire de ce roman ? Que j'ai mis beaucoup trop de temps à le lire, parce que j'étais trop fatiguée le soir, si bien que je n'arrivais à parcourir que quelques pages avant de m'endormir. Pourtant, il avait tout pour me plaire : originalité du style et de l'histoire et mélange des genres. En plus, il est couvert d'éloges par Jonathan Coe, un auteur que j'aime beaucoup. Je crois que malheureusement, je me suis sentie perdue dans les passages de réflexion philosophique. Bref, une deuxième lecture serait sans doute nécessaire...


Présentation du livre par l'éditeur : "Ariel Manto est une thésarde en galère. Elle travaille sur un sombre scientifique victorien méconnu, Thomas E. Lumas, et son directeur de recherche a mystérieusement disparu. Lorsqu'elle tombe sur un exemplaire de La Fin des mystères de Lumas, roman introuvable et réputé maudit, elle n'en croit pas ses yeux. Ce n'est que le début d'un voyage pour le moins extraordinaire..."

samedi 5 septembre 2009

Genesis - John Case


Voici un bon thriller, difficile à lâcher, avec un scénario plutôt original et sans temps mort, juste un dénouement un peu prévisible.

Résumé au dos du livre :
des enfants et leurs mères sont assassinés aux quatre coins du monde. Parent de deux victimes, Joe Lassister reprend l'enquête curieusement abandonnée par la police. Ces morts auraient-elles un lien avec le départ précipité pour Rome d'un curé de campagne italien auquel un médecin a confié un lourd secret ? Et que penser des autorités catholiques qui tentent d'étouffer l'affaire ? Un suspense haletant pour ce thriller riche en rebondissements, où la terrible vérité menace jusqu'aux fondements de la civilisation chrétienne et dépasse les pires hypothèses jamais imaginées par la science.

jeudi 3 septembre 2009

Cycle Gormenghast - Mervyn Peake



Il s'agit d'un incontournable de la littérature Fantasy anglaise, mais j'avoue que je n'en avais jamais entendu parler avant que la couverture de ces livres n'attise ma curiosité lors de ma dernière virée dans une librairie. Il s'agit donc vraiment d'une découverte.

Voilà une trilogie qui a pour théâtre le château de Gormenghast, un gigantesque dédale d'étages, de couloirs et de pièces à l'atmosphère plutôt sombre, glauque et inquiétante, où vivent des personnages bien humains, mais non moins glauques, bizzares ou inquiétants.

L'histoire débute par l'arrivée au foyer du comte et de la comtesse d'Enfer d'un héritier nommé Titus. Le premier volume suit la vie d'un certain nombre de personnages de Gormenghast pendant la première année de vie de Titus, tandis que le deuxième volume suit Titus de ses sept ans à l'entrée dans l'âge adulte. C'est un peu une sorte d'ovni où se mêlent l'étrange, l'absurde, l'humour et la poésie, mais aussi l'effroyable et la violence. Il me reste donc le dernier tome à lire, dès que je l'aurai trouvé !

L'histoire et les personnages ne sont pas forcément faciles à s'approprier, mais cette aventure indéfinissable est à tenter.

lundi 27 juillet 2009

L'Apôtre - Norman Garbo


Non, non il ne s'agit pas d'un livre sur la religion, mais bien d'un roman policier d'un auteur totalement méconnu, que m'a refilé ma maman, et qu'une voisine lui avait prêté !
Et bien c'était pas mal du tout, question style et dialogues, même si le scénario, les situations et comportements des personnages paraissent beaucoup moins plausibles.
Dans tous les cas, un thriller qui se lit jusqu'au bout sans ennui.
Au commencement, une catastrophe aérienne dans laquelle un artiste-peintre, seul rescapé, perd ses deux enfants. Le besoin de redonner un sens à sa vie conduit cet homme à devenir une sorte de justicier masqué
se faisant appeler "l'Apôtre", s'attaquant peu à peu à de plus gros gibiers (malfrats, violeurs, terroristes). En parallèle, l'homme qui l'a sauvé et est devenu un ami, un flic alcoolique, est en charge de le démasquer et est amené à assurer la protection du dernier individu dans le collimateur du justicier. Comment tout ça va t-il finir ?

mercredi 15 juillet 2009

Le Diable de Milan - Martin Suter


J'aime beaucoup cet écrivain, que j'ai découvert avec "La face cachée de la lune", roman que je ne saurais que conseiller. Cet auteur, plutôt tourné vers le thriller psychologique, est suisse, ce qui change de mes fétiches anglo-saxons.
Et pour autant, il est aussi palpitant à lire que de bons auteurs de polars comme Connelly ou Mankell. Avec son style épuré, il sait savamment distiller l'angoisse et le suspense tout en livrant des personnages dont le profil psychologique nous intrigue. Sans compter qu'il nous intéresse à chaque fois à de nouveaux thèmes, en l'occurence la synesthésie et la physiothérapie dans l'histoire.
On suit une jeune femme nommée Sonia, qui, pour échapper à sa vie passée
et prendre un nouveau départ, part travailler dans un hôtel luxueux au milieu des montagnes suisses. Sur place, les incidents et personnages étranges vont se multiplier...

vendredi 12 juin 2009

Le parfum d'Adam - Jean-Christophe Rufin


Je viens de terminer ce livre qui est un roman à suspense, mais en même temps une mise en perspective des idées et mouvances écologiques actuelles. Les idées sont intéressantes, et le suspense bien présent. En revanche, je n'ai pas retrouvé une écriture aussi colorée et empreinte d'humour (ceci dit, le sujet est plus grave) que dans "L'Abyssin"ou "Sauver Ispahan", par exemple.
C'est néanmoins l'un des rares auteurs français dont j'apprécie la lecture (je suis plutôt exclusivement tournée vers la littérature anglo-saxonne) et il sait décidément nous faire voyager.

mercredi 20 mai 2009

En cours de lecture

Voilà, j'ai commencé "Les Disparus" de Daniel Mendelsohn, qui est très émouvant et en même temps prenant comme un jeu de pistes. Pas du tout comme "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell, que j'ai abandonné après 200 pages, bien trop dur à avaler.


vendredi 15 mai 2009

Un livre dans ma bibliothèque : "Le maître des illusions" - Donna Tartt

J'adore lire. Me plonger dans un bouquin est un grand plaisir et j'adorerais avoir une immense bibliothèque chez moi. Je me contente de quelques étagères remplies de livres de poches, que j'essaie d'étoffer à mesure que les années passent. Mais il y a aussi pas mal de livres qui ne sont pas dans mes étagères et que j'ai empruntés à la bibliothèque. De temps en temps, j'essaierai donc de vous donner envie de lire quelques livres qui m'ont plu.

Voici l'un des titres qui m'a le plus marquée, et que j'ai dû lire pour la première fois quand j'étais au lycée !




Je vous le conseille sans réserve. C'est l'un des romans les plus prenants que j'ai jamais lus. Une narration d'une qualité étonnante, une atmosphère indescriptible, mais envoûtante, avec des personnages magnétiques et fouillés, évoluant dans un cercle privilégié d'une université du Vermont.