vendredi 8 janvier 2010

La vie en sourdine - David Lodge


Un de mes auteurs britanniques préférés est David Lodge, dont les romans se passent invariablement dans le monde universitaire. Il a toujours une écriture élégante, fluide, rafraîchissante je dirais, bref, un style très agréable et ce que j'aime beaucoup dans ses livres, ce sont ses personnages souvent cocasses et attachants et son sens du comique.
Dans ce roman, le personnage central, universitaire à la retraite, est à la fois doux, cultivé, drôle, lucide, attendrissant, et last but not least, vieillissant et sourd. Le thème principal du livre est en effet le vieillissement et il est traité avec simplicité et justesse et certaines scènes peuvent faire écho à notre vécu telles les vacances dans un "Center Parcs" britannique où les derniers mois de vie d'un parent qui ne peut plus se prendre en charge seul.
Un beau roman doux-amer.

mardi 5 janvier 2010

Desserts de fête

C'est la première fois que je me lance dans des desserts aussi longs à faire, mais ça en valait la peine : ceux que j'ai choisis étaient jolis à voir (surtout avant le découpage, en fait !) et surtout miammiam !! L'envie de faire des gâteaux à étages m'est venue lorsque j'ai trouvé un cercle à pâtisserie réglable pas cher là où je faisais mes courses. Et puis surtout, c'est en parcourant le site d'"Eryn folle cuisine" qui regorge de gâteaux à étages tous plus originaux et beaux les uns que les autres que j'ai décidé de passer à l'action pour essayer d'épater ma famille et mes amis...

Le Tourbillon diabolique



Le Giant breton, Coeur de pommes fondantes, Mousse de caramel de lait



Je renvoie aux recettes originales : le tourbillon diabolique ici, le giant breton : c'est on ne peut mieux expliqué, et bon, mes photos et mon résultat ne sont pas comparables, mais je suis tout de même contente de moi !













dimanche 3 janvier 2010

Entrées de fête

Foie gras en habit vert



Ceux qui ont eu peur de manger le foie gras mi-cuit dans le bouillon l'avaient mis à côté de leur assiette, mais l'y ont finalement remis après avoir goûté. C'était léger et bien parfumé, très bon.
J'ai trouvé cette recette sur le blog de Senga, c'est à dire ici, et elle m'a tout de suite donné envie.



Verrine noix de Saint jacques, langouste
& artichaut tiède à la vanille



Une petite recette toute simple, inspirée d'une recette trouvée sur un Guide Cuisine de 2001 de ma maman, qui utilisait plutôt du homard.
Pour 8 personnes : j'ai coupé des fonds d'artichaut (en boîte ou surgelés) en petits cubes (20 fonds), les ai fait revenir dans un peu de beurre, avec sel et poivre et réservé. J'ai fait cuire 3 queues de langouste crues surgelées dans un bouillon pendant 10 minutes, les ai décortiquées et coupées en dés. J'ai poêlé à l'huile d'olive 500 g de noix de Saint Jacques fraîches, salées et poivrées. J'ai préparé une vinaigrette avec les grains de 4 gousses de vanille, 8 cuillères à soupe de vinaigre de cidre et 10 cl d'huile d'olive, sel et poivre.
J'ai ensuite monté mes verrines avec une couche de dés d'artichaut, une couche de langouste, une cuillère de vinaigrette, une autre couche d'artichaut, puis les noix de Saint Jacques, et une deuxième cuillère de vinaigrette, et j'ai décoré avec des bouts de bâton de vanille et un peu de persil et réservé au frais.





samedi 2 janvier 2010

Fêtes de fin d'année (ter)...

A manger...



Les inévitables amuse-bouches : blinis au saumon ici.



Je n'ai malheureusement presque rien pris en photo car j'avais d'autres chats à fouetter !!!
Foie gras sur chutney de figue maison, et magret fumé sur pain noir



Et là, aumônières de jambon cru, ou ce qu'il en reste, garnies de dés de poire sautés au beurre et vinaigre et mimolette .
J'ai notamment oublié de photographier la crème brûlée au foie gras surmontée de sa mousse légère à la pomme verte, réalisée grâce au siphon offert par ma soeur à Noël et dont la recette figure ici.

La suite est à venir...

Fêtes de fin d'année (bis)...

Des décorations...





Les fêtes de fin 2009...

De la neige avant les fêtes...





mardi 1 décembre 2009

La consolante - Anna Gavalda

Mon avis :
Mi-figue mi-raisin.
Ce roman est un pavé inégal. Pour ceux qui ont aimé "Ensemble, c'est tout", ils risquent de moins apprécier. Même si on ne s'ennuie pas vraiment en lisant, il y a tout de même des longueurs, et pour ma part, je n'ai pas trop aimé le style des phrases sans sujet : cela a un peu gâché mon plaisir. Je dirais que le démarrage est difficile, car le mal être et le cheminement de Charles vers le deuil m'ont un peu gonflée par moments, mais on s'habitue, on compatit. En revanche, la dernière partie est vraiment chouette à lire.

Il vaut quand même la peine d'être lu, ce bouquin !

Résumé fait par Anna Gavalda herself, sur le site de son éditeur, La Dilettante.
Pendant presque trois ans (mille quatre-vingt-quinze jours), j’ai vécu dans la tête, et le corps, d’un homme qui s’appelle Charles. Charles Balanda. (Parce que le matin où je me suis dit « Allez... J’y vais. Je commence aujourd’hui », nous étions en août 2006 et qu’avant de monter dans ma soupente, j’avais (pour gagner du temps !) feuilleté le journal. On y faisait part du décès d’un homme qui portait ce nom et j’aimais cette idée, de contrarier un peu les Parques... (À ce moment-là, j’ignorais tout de ce Charles (ce qui m’amuse dans l’écriture, c’est de me lire évidemment) et ne savais pas qu’il aurait une peur panique des chevaux, (j’étais loin d’imaginer qu’il en croiserait...), or il se trouve que Balanda (cela je le savais, Galoubet etc.) est un nom célèbre dans le milieu hippique. Bah...Nobody’s perfect...) (Beaucoup de parenthèses et un(e) prière d’insérer qui part déjà dans tous les sens, tant pis pour l’éditeur...))Au début de l’histoire, ce Charles, mon Charles, 47 ans, apprend la mort de la mère d’un de ses amis d’enfance et perd complètement les péd... les étriers. Comme c’est un garçon cartésien (architecte et ingénieur), il prend sur lui et fait de grands efforts pour se remettre en selle. En vain. Bien des chapitres plus tard, sa sœur, inquiète, lui demandera :

- Hé… Tu ne serais pas en train de nous préparer une petite crise de la cinquantaine, toi ? La midlife crisis, comme ils disent…

- Tu crois ?- Mais ça m’en a tout l’air…- Quelle horreur. J’aurais aimé être plus original… Je crois que je me déçois un peu, réussit-il à plaisanter. Non, Charles, je vous rassure. Ce n’est pas ça. Enfin, ce n’est pas ce que j’ai voulu... Je n’aurai pas le culot d’affirmer que vous êtes, que nous sommes tous les deux, « plus originaux », mais la crise de la cinquantaine n’était pas du tout mon propos. Ce que je voulais, c’était vous choper un matin à la descente d’un avion, vous tabasser, vous rouer de coups jusqu’à ce que vous soyez à terre, et vous le serez,souvenez-vous, sur le boulevard de Port-Royal, à terre et couvert de sang, pour ensuite vous aider à vous relever en vous tendant... d’autres rênes...Voilà qui n’est pas tellement plus original, je le concède, mais ce qui « bouge encore » à l’heure de ma prière, ce sont les deux femmes qui encadrent votre chute. Celle qui vous a désarçonné, qui s’appelle Anouk, qui était très gaie, mais qui donne à ce texte un petit goût triste et amer. Et l’autre, her name is Kate, qui va vous aider à virer les éperons, et qui –en nous racontant des choses affreuses, en nous prenant à la gorge le temps de sa confession–changera la lumière. La lumière, le ton, l’écriture, et même la typographie de cette histoire. Tout devient plus léger, plus souple, plus... incliné. Donc vous voyez, c’est vous qui m’avez obsédée, mais ce n’est pas vous le héros. Ce sont elles. Vous étiez là pour les servir. Et si nous les avons tant aimées, vous et moi, c’est parce qu’elles sont, chacune à leur manière, absolues, absolument généreuses. Encore des bons sentiments, on va dire...Oui. Pardon. À défaut de faire de la bonne littérature, les gens généreux font de beaux personnages. Je dis pardon mais n’en pense rien. À la page 478, Kate m’a déjà graciée : « ... il ne faut pas croire à la bonté des gens généreux. En réalité ce sont les plus égoïstes... »Et puis il y a les enfants aussi...Je voulais un livre avec des enfants qui soient vivants à l’intérieur. Et là, ce mercredi 6 février 2008, à l’heure où je m’insère comme je peux en comptant mes abattis, je me souviens qu’ils y sont, ces enfants, et, rien que pour eux,je suis bien heureuse de l’avoir écrit...Deux femmes, un homme qui va boitillant de l’une à l’autre et plein de gamins tout autour. Voilà pour La Consolante.

  • A.G.